Une expérience pénible

4 août 2011. – Voilà, ce journal par billets (d’humeur? de réflexion?) constitue la suite des « Récits » I et II (voir la fin de Récit II).

J’ai mis sur CD les enregistrement des 12 pièces dont la liste se trouve sur ce blog en tête de la rubrique « Enregistrements commentés ». J’ai envoyé une copie du CD à mon ami de Rostock dans l’atelier duquel a été réalisé l’instrument. J’ai aussi eu une rencontre avec Christophe, l’administrateur du blog, pour la discussion de toutes sortes de détails qu’il faut mettre au point avant que le blog soit édité.

Hier, j’ai eu une expérience pénible: j’ai fait entendre des parties de ce CD à ma soeur et à mon beau-frère, en séjour chez nous. C’était visiblement, pour reprendre les termes d’Apel, bien plus du « thorough disappointment » que le régal d’un « enchanting sound »…. Silence un peu gêné à la fin… visiblement ça ne leur plaisait pas trop, en tous cas pas à lui.

C’est vrai qu’il faut se faire au mode d’expression propre à l’instrument. Et surtout il faut dire que mon installation Hi-Fi à la maison (dont Madeleine se plaint depuis longtemps, alors que pour mon compte je trouvais que ça allait et qu’il ne fallait pas attacher trop d’importance à la qualité du son, la musique ce n’est pas de l’acoustique… vous voyez ça) n’est pas fameuse et ne rend absolument pas la « chair » du son de l’instrument (c’est à dire surtout ce qui se passe entre les attaques des notes). Et puis, dans l’aigu, le son devenait nasillard, désagréable à entrendre, d’une maigreur piteuse… A mon bureau, où j’ai simplement de petits haut-parleurs juste bons pour l’ordinateur, j’ai l’impression que cela sonne beaucoup mieux, que le son a tout le « corps » qui lui revient.

Après l’expérience d’hier j’ai réécouté ce matin, pour me rassurer, le disque avec mes petits haut-parleurs de bureau et j’ai trouvé que c’était bon et que le disque rendait bien le son. J’avais aussi peur que ce soit la copie sur disque qui soit défectueuse, à force de passer du logiciel Sound Forge à ma rubrique « musique » sur l’ordi, de là sur une clé USB, év. retour à Sound Forge, retour à Musique, à clé USB, finalement à Windows Media, enfin sur le disque… Mais non, rien n’est perdu du fait de la copie.

La leçon de toute cette histoire, et c’est pourquoi je la raconte ici,c’est que la musique au clavicorde est très fragile, et dépend beaucoup des conditions (acoustiques, car pour les conditions psychiques, je crois que mon beau-frère était attentif et au départ bien disposé) dans lesquelles elle est écoutée. Ecoutée dans des conditions acoustiques médiocres, même avec la meilleure volonté du monde, cela peut être affreux.

Et puis il faut se dire que de toute manière la musique jouée sur ce type d’instrument ne peut pas plaire à tout le monde. Et pourtant, je me suis mis à aimer ce timbre… et je voudrais que tout le monde y trouve du plaisir.

 

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