Comment j’imagine la suite du projet

(Rédigé le 8 août 2011) Ce qui importe, c’est la suite du projet sur le plan musical. Mais d’abord, sur le plan technique, il s’agit de rendre le blog publiable et de résoudre le problème de la compression des enregistrements, car la perte de qualité du timbre me paraît trop importante avec le mp3 (ajouté le 21.10.2011: grâce aux conseils d’amis ou de partenaires internautes, j’ai depuis lors résolu la question de la manière la plus satisfaisante possible).
Sur le plan musical, je pense avoir effectué, avec les treize pièces enregistrées jusqu’ici, une première « traversée » dans le répertoire de l’instrument, avec des pièces allant de env. 1530 à env. 1660. Pour la prochaine « traversée », j’imagine visiter l’ensemble de pièces du manuscrit de Castel’Arquato; éventuellement le premier ricercare de Marco Antonio d’Urbino; deux pièces d’Andrea Gabrieli dont en tous cas le premier Ricercar arioso; une fantaisie de Byrd, peut-être celle en sol, et peut-être aussi celle de Peter Philips sur le même thème; enfin, pour le domaine allemand du XVIIème, des pièces de Scheidemann.
Mais surtout, je pense qu’il y aura, et ceci lors de chaque « traversée », une ou plusieurs pièces de Cabezon. Ce qui me passionne surtout à ce sujet, c’est d’essayer de saisir l’évolution qui s’est faite entre les pièces du recueil de Venegas de Henestrosa (VH), c’est -à-dire des pièces appartenant à la première période de l’activité créatrice de Cabezon, et celles publiées par son fils, après son décès, dans les « Obras… », donc les pièces de la dernière période (mêlées semble-t-il à des pièces plus anciennes mais ne figurant pas dans le recueil de VH). Comment décrire ce qui s’est passé? W.Apel donne des caractéristiques formelles pour distinguer les pièces des deux périodes, cela ne me paraît pas satisfaisant (les critères qu’il donne ne « marchent » pas toujours), et en tous cas pas suffisant pour décrire cette évolution. On aurait envie de reprendre l’expression utilisée par le livre des Massin sur Mozart, de parler d’ «approfondissement du chant intime ». Mais ce qu’il faut faire pour aborder le problème, c’est de jouer plusieurs des pièces du début et de jouer celles de la dernière période. J’y vois une des tâches centrales du travail dans le cadre de ce blog

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