Disques où vous pouvez entendre le son d’un clavicorde

Disques où vous pouvez entendre le son du clavicorde :

 Philippe CHANEL au clavicorde lié:

 SKU :545GALLO

Gallo 7619918054529 19960101

 Deux disques merveilleux au clavicorde :

 Mathieu DUPOUY  Pensées nocturnes (œuvres de Carl Philipp Emmanuel BACH).

 Label : Herisson
Référence : LH02
EAN : 5425008377049

Date de sortie : 29/10/2009

 Nicole HOSTETTLER

 J. S. Bach: L’Art de la Fugue, par Nicole Hostettler, clavicorde (Cantando 2019, 79′). C’est de toute beauté. La plus belle exécution que je connaisse de l’Art de la Fugue, que ce soit au clavecin (mais il y a Moroney!), à l’orgue, à l’orchestre ou dans un ensemble de musique de chambre.

Aussi: le très beau disque « The secret Bach », works for clavichord, de Christopher HOGWOOD, référence:
MET CD 1056 DDD (Metronom Recordings Ltd)

Et dans le disque de Pierre GOY « Claviers mozartiens » (LYR 2251 DP) trois pièces de Mozart sont jouées au clavicorde (non lié): la gigue K 574, la fantaisie K 397, le rondo K 485.

Voir aussi le site de Bernard Brauchli: www.bernard-brauchli.com. Je n’ai pas trouvé les disques de lui qu’il mentionne sur son site. On peut l’entendre sur Youtube dans la Pavana Italiana de Cabezon.

Il y a une impressionnante liste de disques de clavicorde sur le site de la Deutsche Clavichord Societät : www.clavichord.info

Et puis j’ai entendu sur Youtube des enregistrements de Ralph Kirkpatrick, en 1950, jouant au clavicorde les inventions à deux voix ainsi que trois préludes et fugues du clavecin bien tempéré de Bach. C’est très beau.

Ce qu’on lit, ce qu’on entend sur le clavicorde

« Le clavicorde est un instrument totalement différent du clavecin. Par un certain aspect, il se rapproche du piano dans la mesure où une certaine gradation de l’intensité du son peut être obtenue par un toucher plus léger ou plus appuyé. Ces nuances sont toutefois extrêmement limitées, dans la mesure où l’étendue dynamique totale du clavicorde varie d’un pianissimo à un mezzopiano au maximum. Les personnes qui l’entendent pour la première fois risquent fort d’éprouver une totale déception, même à l’égard de leurs plus modestes attentes. Elles s’étonneront que quiconque puisse trouver du plaisir à un son aussi ténu. Il est pratiquement impossible de faire la démonstration du cavicorde devant une assemblée de quelque importance, car sa sonorité porte à peine plus qu’à une très faible distance. Ce fait rend l’instrument entièrement inapte à une exécution publique. Ce n’est qu’en en jouant soi-même qu’on en découvre les remarquables qualités. Les musiciens, du seizième au dix-huitième siècle, surtout en Allemagne, appréciaient profondément ce qu’on appelait le « beseelter Ton » – un son animé d’une vie intérieure – du clavicorde. Il n’existe pas d’autre instrument qui favorise une union aussi complète entre l’instrument et la main, entre l’oreille et l’esprit. Il n’en existe pas non plus qui récompense aussi pleinement quiconque veut bien se donner la peine d’écouter son timbre enchanteur » (Willy Apel, « Masters of the Keyboard », Harvard University Press, 1947).